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Alonso : "Gagner me manque" Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par FerniNando   
19-06-2008
 Juste avant le Grand Prix de France à Magny-Cours qui débutera demain à partir de 10h00 pour les essais 1, Fernando Alonso interviewé par un journaliste revient sur le début de saison et sur une possible victoire Dimanche !

 

 

 

 

 

 

 

«Fernando Alonso, pour ce retour chez Renault, comment avez-vous retrouvé l'écurie ? Entre votre départ et aujourd'hui, les choses ont-elles évolué, y-a-t-il des différences fondamentales ?
Je pense qu'il y a moins de confiance pour tout le monde. Quand je suis parti de chez Renault, nous restions sur deux titres de champion du monde. La confiance était là et ce, à tout les niveaux. Aujourd'hui, après plus d'un an de mauvais résultats, le doute s'est naturellement installé. Mais je reste optimiste. Jusqu'à présent nous avons manqué de confiance, mais maintenant que les résultats s'améliorent, cela va nous permettre de reconstruire et d'installer plus de solidarité entre nous.

Vous sentez-vous atteint ?
Non, je pense que ceci est normal. J'ai souvent été dans une telle situation. Cela fait plus de sept ans que je suis pilote en Formule 1. J'ai gagné deux titres et j'en ai donc perdu six. Je sais «ne pas gagner». En F1, il n'est pas facile de gagner tout le temps. Il y a des périodes avec plus de mauvais moments que de bons... Maintenant, il faut travailler toujours plus dur, ne pas perdre sa motivation et être optimiste pour l'avenir. Je ne vais pas jeter l'éponge maintenant.

N'avez-vous pas l'impression de stagner ou de régresser ? Comment se réhabituer à une telle situation ?
C'est vrai qu'après trois ans passés à disputer le titre suprême, cette situation change énormément de choses. Aujourd'hui, j'arrive sur un Grand Prix en sachant que ce sera quasiment impossible de gagner. C'est une autre sorte de défi, mais je reste ambitieux pour Renault et pour moi. Maintenant, j'ai pour but de l'emporter une fois encore avec Renault et nous travaillons tous ensemble pour parvenir à ce succès. On l'a déjà fait une fois, en 2004, où la situation était comparable à celle d'aujourd'hui, et puis l'année suivante on a gagné le titre. Optimisme donc !

Pensez-vous pouvoir gagner une course cette saison ?

Gagner une course cette année ? Non, je ne pense pas. Du moins cela m'étonnerait. Certes, rien n'est impossible, mais je n'en ferai pas le pari !


On parle souvent de fusion entre le pilote et sa voiture. Quelle relation entretenez-vous avez avec la vôtre ? Y-a-t-il de «l'amour» ?
Non, pas vraiment. On est juste des amis. (rires). La voiture est, pour moi, un outil de travail.

Il est toujours surprenant de voir que l'on met plus en avant la voiture que le pilote. Qu'en pensez-vous ?
Oui, en F1 et comme on le voit chaque année, la voiture est plus importante que le pilote. C'est comme ça, c'est notre sport. C'est un tout. Mais je vous rassure, il faut quand même un pilote ! Il y a quelques années, chez Minardi, je roulais en 20e position, puis je suis passé chez Renault pour occuper les places d'honneur, aujourd'hui, toujours chez Renault je vaux la 8e place et pourtant je reste le même pilote. C'est bien la voiture qui fait la différence.

Ron Dennis dit qu'un pilote qui n'a pas encore gagné n'est plus le même une fois qu'il s'est imposé. Cela contredit-il votre théorie ?
Je ne suis pas d'accord. Enfin, pas vraiment.

Vous avez l'habitude de gagner, est-ce que cela vous manque ? Comment et où voyez-vous la suite de votre carrière ?
Bien sûr que gagner me manque. Tous les sportifs veulent gagner. Je me prépare pour être toute la saison à cent pour cent. Je me concentre la semaine avant le Grand Prix, je prépare la course, la stratégie etc. Je ne fais pas tout ça sans intention de m'imposer. La suite ? Je pense qu'elle sera belle. Je n'ai que 26 ans. Il me reste pas mal d'années à courir. Je veux encore gagner le Championnat du monde de F1, je suis très motivé.

Ferrari, c'est pour la saison prochaine ou pour 2010 ?
Ferrari ? Je ne sais pas. Tout le monde en parle. Mais c'est plutôt une question pour eux. Ce n'est pas une question pour moi.

Vous semblez très concentré, très sérieux . Est-ce toujours le cas ?
Oui, je suis très sérieux.

Parfois un peu moins ?
Eh bien, quand je travaille je suis sérieux. Je suis sûr que vous ne riez pas quand vous êtes au bureau. Quand vous avez la tête sur l'ordinateur, vous ne riez pas.

 

Dimanche, c'est Magny-Cours. Peut-être le dernier Grand Prix sur ce circuit...
Je ne l'espère pas. J'aime Magny-Cours. Je sais que ce n'est pas l'endroit idéal - pour les journalistes et les mécaniciens, il faut passer par Paris. Mais pour moi c'est plus facile ! Je vais direct à Nevers et c'est juste à côté. C'est un bon Grand Prix. Et puis l'hôtel se trouve à proximité du circuit. J'aime la piste, j'aime conduire à Magny-Cours. J'y ai toujours eu des bons résultats et j'espère le voir encore longtemps sur le calendrier. Mais en F1 rien n'est sûr. Il y a beaucoup de politique. Alors nous verrons.

Pour finir, avez-vous l'impression d'avoir raté le coche à Montréal ?
Oui. C'était mon erreur, mais on n'était pas réellement en position de contester la victoire. On était 3e, mais il nous restait encore un ravitaillement, cinq tours après mon accident. J'aurais donc rejoint la piste en 6 ou 7e position. Je le savais. Mon équipe m'a dit par radio et j'ai répondu "Cela ne m'intéresse pas de finir 6e ou 7e. Je vais essayer de doubler [Nick] Heidfeld. Si je change de trajectoire, si j'essaie tout, peut-être pourrais-je finir 3e ou 4e. C'était très risqué. Mais je ne regrette rien. Je n'aime pas finir 7e.»

 

 

Source : L'équipe.fr 

Dernière mise à jour : ( 19-06-2008 )
 
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